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Rayan Lezzoum

Rayan Lezzoum

9 min

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Les 20 erreurs email marketing qui plombent vos campagnes e-commerce (analyse de vraies marques)

Les 20 erreurs email marketing qui plombent vos campagnes e-commerce (analyse de vraies marques)

Les 20 erreurs email marketing qui plombent vos campagnes e-commerce (analyse de vraies marques)

Nous avons décortiqué des dizaines d'emails de marques françaises et américaines. Les mêmes erreurs reviennent partout, et certaines divisent le chiffre d'affaires d'une campagne par cinq.

Nous avons décortiqué des dizaines d'emails de marques françaises et américaines. Les mêmes erreurs reviennent partout, et certaines divisent le chiffre d'affaires d'une campagne par cinq.

Audit d'emails marketing e-commerce : neuf maquettes d'emails imprimées, les erreurs barrées d'une croix corail, une seule validée
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La même campagne, un chiffre d'affaires divisé par cinq

Sur un compte que nous gérons, une campagne email tournait entre 500 et 1 600 euros de chiffre d'affaires par envoi. Puis un envoi est tombé à 170 euros. Même marque, même base, même structure d'email. La seule différence : le produit mis en avant n'était pas le bon pour ce segment. En email marketing, ce sont des détails de cette taille qui séparent une campagne rentable d'une campagne morte.

Pour écrire cet article, nous avons décortiqué des dizaines d'emails reçus de marques françaises et américaines, exactement comme un abonné qui ouvre sa boîte de réception (l'analyse complète est en vidéo sur notre chaîne). Les mêmes erreurs reviennent partout, y compris chez de très grosses marques. En voici 20, avec la correction à chaque fois.

Le ciblage et l'objet : perdu avant même l'ouverture

1. Mettre en avant le mauvais produit

C'est l'erreur la plus coûteuse de la liste, et la moins visible : l'email est beau, le copywriting est propre, mais le produit poussé ne correspond pas à l'audience visée. Aucun design ne rattrape un mauvais couple produit-segment. Avant de travailler la forme, vérifiez le fond : à qui j'envoie, et qu'est-ce que cette personne a une vraie chance d'acheter ? C'est tout l'enjeu de la segmentation de votre base.

2. L'objet « Dernière chance »

Le lecteur sait parfaitement que ce n'est jamais la dernière chance. Cherchez « dernière chance » dans votre propre boîte mail : vous en trouverez vingt de la même marque. Ce type d'objet refroidit au lieu de créer l'urgence, parce qu'il signale « encore une promo » avant même l'ouverture. L'urgence fonctionne quand elle est datée, précise et rare.

3. Un objet incompréhensible pour un prospect

« Un pop-up estival rien que pour toi » : si le lecteur ne connaît pas déjà les codes internes de la marque, il ne comprend pas, donc il n'ouvre pas. Un objet se teste avec une question simple : est-ce qu'un abonné inscrit il y a trois semaines, qui n'a jamais acheté, comprend de quoi on parle ?

4. Zéro curiosité dans l'objet

« C'est déjà demain » ne dit rien et ne donne envie de rien. À l'inverse, les objets sous forme de question (« Comment faire une bonne sieste ? ») ou qui promettent un bénéfice concret (« Notre secret pour une sieste réparatrice ») attirent le clic parce qu'ils ouvrent une boucle que le lecteur veut fermer. Un objet doit contenir soit un bénéfice, soit une question, soit une vraie information.

La lisibilité : si lire demande un effort, c'est perdu

5. Un texte trop petit

Si votre lecteur doit s'approcher de l'écran pour déchiffrer l'email, il le ferme. C'est brutal mais c'est ce qui se passe : personne ne force jamais l'effort de lecture pour une marque. Vérifiez la taille de police sur mobile ET sur desktop avant chaque envoi, ce sont deux rendus différents.

6. Des pavés de texte au lieu de bullet points

Un paragraphe dense de cinq lignes ne sera pas lu. Les mêmes informations en trois puces seront balayées en deux secondes et retenues. La liste à puces est le format naturel de la lecture en diagonale : elle arrête l'œil, elle hiérarchise, elle se lit sur un écran de téléphone dans une file d'attente.

7. Écrire pour un seul type de lecteur

Il existe trois lecteurs d'emails : celui qui ne lit jamais (il juge le design en une seconde), le skimmer (il scrolle et ne s'arrête que sur une headline ou une image qui accroche), et le lecteur complet, rare, qui veut tout savoir. Un bon email sert les trois : un visuel qui tient debout seul, des headlines qui racontent l'essentiel, et du texte pour celui qui veut creuser.

8. Surcharger l'email

Trop de blocs, trop de textes, trop de messages : la charge visuelle donne la flemme de lire avant même la première phrase. Une phrase claire et directe bat un paragraphe dense. La structure qui fonctionne partout : une headline qui claque, un court bloc de texte, un CTA. Et on recommence.

Les CTA : là où les clics se gagnent ou se perdent

9. Le lien brut ou le bouton « Voir le site »

Un CTA générique ne vend rien. « Je découvre la nouvelle collection » bat « Cliquez ici » parce qu'il décrit ce qui se passe après le clic et le rend désirable. Le bouton est une promesse, pas un panneau de signalisation.

10. « Acheter maintenant » qui engage trop

« Acheter » demande un engagement immédiat, et la plupart des lecteurs ne sont pas prêts : ils cliquent moins. « Découvrir » ou « Je fonce » ouvrent une porte sans rien exiger, et convertissent mieux en haut de funnel. Gardez le vocabulaire d'achat pour la page produit.

CTA qui fait fuir

CTA qui convertit

Cliquez ici / lien brut

Je découvre la nouvelle collection

Acheter maintenant

Découvrir / Je fonce

Voir le site

J'active le mode sieste réparatrice (le CTA raconte le bénéfice)

En savoir plus

Je profite des -20 % (l'offre est dans le bouton)

11. Aucun CTA avant le scroll

Le lecteur qui connaît déjà votre marque et votre offre n'a pas besoin de votre argumentaire : il veut cliquer tout de suite. Sur un email promotionnel, le code et un premier CTA doivent apparaître avant tout scroll. Les meilleurs emails que nous avons analysés ouvrent tous comme ça : offre visible, bouton visible, en une seconde.

12. Des images sans lien

On n'est plus dans les années 90 : chaque image de votre email doit être cliquable. Une partie des lecteurs clique instinctivement sur les visuels, et chaque image morte est un clic perdu. C'est l'oubli le plus fréquent de notre analyse, y compris chez des marques qui envoient des millions d'emails.

La persuasion : bénéfice, preuve, émotion

13. Nommer le produit au lieu du bénéfice

« Sérum à l'acide hyaluronique » décrit. « Peau toujours hydratée » vend. La headline doit dire ce que le client gagne, pas ce que le produit contient : le nom technique du produit a sa place plus bas, une fois que le bénéfice a arrêté le scroll.

14. Zéro preuve sociale

Sur la vingtaine d'emails analysés, un seul contenait un bloc d'avis clients. C'est pourtant l'un des blocs les plus puissants d'un email e-commerce : deux avis bien choisis, avec une vraie phrase de client, rassurent plus que n'importe quel argument écrit par la marque. Si vos emails n'ont pas de preuve sociale, vous laissez votre meilleur vendeur au vestiaire.

15. Aucun bénéfice visible, aucune émotion

Certains emails de très grosses marques cochent toutes les cases techniques et ne donnent pourtant aucune envie de cliquer : on ne voit pas ce qu'on gagne à lire. Avant d'envoyer, posez la question du lecteur : « qu'est-ce que j'y gagne ? ». Si la réponse n'est pas visible en trois secondes, l'email n'est pas prêt.

16. Router vers le blog sans donner de valeur

Un email qui liste des liens d'articles fait très peu de clics. La bonne mécanique : donner un vrai morceau de valeur dans l'email (une astuce complète, un chiffre, une mini leçon), puis router vers l'article pour la suite. Le lecteur associe vos emails à de la valeur reçue, et vous l'entraînez à cliquer. C'est un réflexe de dopamine : valeur, clic, valeur, clic.

La stratégie : les détails qui changent les chiffres

17. Annoncer une réduction sans donner le code

« -30 % sur tout le site » et aucun code dans l'email : le lecteur doit aller le chercher sur le site, et beaucoup abandonnent en route. Chaque friction coûte des ventes. Le code s'affiche dans l'email, en clair, idéalement dès le premier écran.

18. Ignorer les scroll stoppers

Un GIF bien fait est un aimant à attention : dans une boîte mail statique, le mouvement arrête le pouce. Une belle image héros qui installe une ambiance fait scroller même sans CTA immédiat. L'email « carte postale » (une image forte, une promesse, des liens produits) est l'un des formats les plus simples et les plus efficaces que nous ayons vus passer.

19. Pas de landing page dédiée pour les offres

Le format le plus malin de notre analyse : un email court en texte simple, un CTA « Je profite des -25 % », et derrière, une landing page construite pour l'offre avec le code affiché (« utilisez le code PUNCH25 »). Le taux de clic de ce format est énorme, parce que l'email n'a qu'un seul travail : faire cliquer. La conversion, c'est le travail de la page.

20. Rester bloqué sur le format « à la française »

Les emails américains sont simples, visuels, avec des CTA partout et très peu de texte. Les emails français restent souvent des lettres denses. Notre conviction : la France a trois ou quatre ans de retard, et le rattrapage est en cours. À mesure que les boîtes mail saturent, les lecteurs n'accorderont plus que quelques secondes par email, et les formats efficaces gagneront. Prendre ce virage maintenant, c'est convertir mieux aujourd'hui et être prêt demain. Le format n'est toutefois qu'une moitié du sujet : encore faut-il envoyer les bonnes campagnes au bon moment, et c'est ce que couvre notre calendrier annuel des campagnes.

Par où commencer

Ne corrigez pas les 20 points d'un coup. Avant votre prochain envoi, vérifiez les cinq qui rapportent le plus vite : le bon produit pour le bon segment, un CTA avant le scroll, toutes les images cliquables, une headline de bénéfice, un bloc d'avis. Ces cinq réglages se font en une heure et se voient directement dans les résultats. Chez nos clients, l'email bien exécuté pèse 25 à 40 % du chiffre d'affaires : ce niveau se construit précisément avec cette accumulation de détails.

Et si vous préférez un œil extérieur sur vos campagnes, prenez rendez-vous : on audite vos derniers emails ensemble.

FAQ

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quelle est l'erreur email marketing la plus coûteuse ?

Le mauvais couple produit-segment : mettre en avant un produit qui ne correspond pas à l'audience ciblée. Nous avons vu une même campagne passer d'environ 1 000 euros par envoi à 170 euros pour cette seule raison. Aucun design, aucun copywriting ne rattrape un email envoyé à la mauvaise cible : la segmentation se règle avant la création.

Faut-il écrire « Acheter » ou « Découvrir » sur un bouton ?

« Découvrir ». Le mot « acheter » demande un engagement immédiat que la plupart des lecteurs ne sont pas prêts à donner, donc ils cliquent moins. « Découvrir », « Je fonce » ou un CTA qui raconte le bénéfice ouvrent la porte sans rien exiger. Le vocabulaire d'achat appartient à la page produit, pas à l'email.

Combien de CTA mettre dans un email e-commerce ?

Au minimum un avant le scroll, puis un par section, et toutes les images cliquables. Le lecteur qui connaît déjà la marque veut cliquer immédiatement : ne l'obligez pas à scroller pour trouver le bouton. Sur un email promotionnel, le code de réduction s'affiche aussi dès le premier écran.

Comment savoir si mes emails sont lisibles ?

Testez chaque email sur mobile et sur desktop avant l'envoi, et appliquez la règle des trois lecteurs : celui qui ne regarde que le design doit comprendre l'offre, le skimmer doit tout saisir en ne lisant que les headlines, et le lecteur complet doit trouver du texte qui approfondit. Si l'un des trois est perdu, l'email n'est pas prêt.

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