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Rayan Lezzoum

Rayan Lezzoum

8 min

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Panier abandonné : le flow complet pour récupérer 15 à 20 % de vos ventes perdues

Panier abandonné : le flow complet pour récupérer 15 à 20 % de vos ventes perdues

Panier abandonné : le flow complet pour récupérer 15 à 20 % de vos ventes perdues

Sept paniers sur dix ne vont jamais au bout du paiement. Un flow de relance bien réglé en récupère 15 à 20 %. Séquence, délais, réductions et réglages Klaviyo : la méthode qu'on installe chez nos clients.

Sept paniers sur dix ne vont jamais au bout du paiement. Un flow de relance bien réglé en récupère 15 à 20 %. Séquence, délais, réductions et réglages Klaviyo : la méthode qu'on installe chez nos clients.

Email de relance de panier abandonné affiché sur un smartphone, avec un bouton « Finaliser ma commande », à côté d'un mini caddie contenant un colis et une étiquette -10 %
Email de relance de panier abandonné affiché sur un smartphone, avec un bouton « Finaliser ma commande », à côté d'un mini caddie contenant un colis et une étiquette -10 %

Le flow le plus rentable de l'e-commerce est aussi le plus mal paramétré

Environ 70 % des paniers e-commerce sont abandonnés avant le paiement, toutes industries confondues (données Baymard Institute). Concrètement, si votre boutique encaisse 50 000 € par mois, il y a chaque mois l'équivalent de 35 000 à 40 000 € de commandes entamées puis laissées en route.

Un flow de relance bien construit récupère 15 à 20 % de ces paniers, soit 4 à 10 % de chiffre d'affaires en plus, sur du trafic que vous avez déjà payé. Nous installons ce flow chaque semaine chez nos clients, et c'est presque toujours le même constat : il existe, mais il est mal réglé, mal séquencé, ou jamais testé. Voici la méthode complète, de la stratégie aux réglages Klaviyo.

La réponse courte, si vous êtes pressé :

  • Ce que tout le monde appelle « panier abandonné » est le plus souvent un flow de checkout abandonné. La nuance décide de votre déclencheur.

  • Deux emails suffisent pour démarrer. Cinq pour une séquence complète.

  • Tout se joue dans les 3 à 4 premiers jours. Et jamais de réduction au premier email.


Panier abandonné ou checkout abandonné : la confusion qui fausse tout

Dans le parcours d'un visiteur, il y a quatre moments où il peut décrocher, et chacun déclenche un flow différent. C'est ce qu'on appelle le bloc abandon :

  • Navigation abandonnée. Il se promène sur le site, vous avez son email, il repart sans consulter de produit.

  • Produit abandonné. Il ouvre une fiche produit, la regarde, puis quitte le site.

  • Panier abandonné. Il ajoute le produit au panier, mais ne clique jamais sur « payer ».

  • Checkout abandonné. Il entame le paiement, commence à saisir ses informations, puis disparaît. Le métro, un enfant qui entre dans la pièce, une notification. La vie, en somme.

Ce bloc complet pèse autour de 15 % du chiffre d'affaires d'un e-commerce qui l'exploite correctement, et le checkout abandonné en représente la plus grande part. La raison est simple : c'est le prospect le plus chaud de tout votre site. Il a vu le produit, l'a mis au panier, a commencé à payer. Il ne manque que la dernière marche.

Et c'est là que Klaviyo entretient la confusion : son template s'appelle Abandoned Cart Reminder, mais son déclencheur réel est Checkout Started. Vous croyez relancer des paniers, vous relancez en réalité des paiements entamés. C'est très bien ainsi, c'est le flow qui rapporte le plus. Mais sachez ce que vous paramétrez : le vrai panier abandonné (ajout au panier sans passage au paiement) est un flow distinct et complémentaire, à ajouter dans un second temps.

Dans la suite de l'article, nous gardons le terme courant de panier abandonné, en parlant bien du flow déclenché au checkout.


Pourquoi ce flow passe avant presque tout le reste

La donnée qui change la perspective, c'est la fenêtre de tir : 95 % des personnes qui finiront par acheter chez vous le font dans les 14 jours qui suivent leur premier passage à l'acte. Passé ce délai, le prospect est quasiment perdu. Il a acheté ailleurs, ou le besoin est retombé.

Autrement dit : soit vous récupérez ce client dans ce flow, soit il part chez un concurrent. Il est très rare de ramener quelqu'un un mois ou deux après son abandon. Ce flow n'est pas une relance polie, c'est votre dernière vraie occasion de conclure une vente déjà aux trois quarts faite.

Ajoutez à cela le contexte publicitaire : le trafic payant coûte de plus en plus cher. Chaque panier récupéré par email fait mécaniquement baisser votre coût d'acquisition réel, puisque vous convertissez un visiteur que vous aviez déjà payé. C'est pour cette raison que le checkout abandonné fait partie, avec le flow de bienvenue et le post-achat, des deux ou trois automatisations qui paient le plus dans un compte.


La séquence : deux emails pour démarrer, cinq pour tout récupérer

Inutile de viser huit emails dès demain matin. Il y a deux niveaux, et le premier s'installe en une après-midi.


La version minimale : deux emails

  • Email 1 : un rappel simple et amical. Le produit en photo, une phrase, un bouton. Pas de réduction, pas de pression. L'objectif est uniquement de ramener la personne vers son panier pendant que l'intention est chaude.

  • Email 2 : le même rappel, avec une petite incitation non monétaire : livraison offerte, échantillon, cadeau. De quoi faciliter le passage à l'action sans entamer vos marges ni votre image.

C'est le minimum vital. Si votre boutique n'a rien aujourd'hui, ces deux emails installés cette semaine récupéreront déjà une part significative des ventes perdues.


La version complète : cinq emails

C'est la structure qu'utilisent les grandes marques, en France comme aux États-Unis. Chaque email porte un seul angle, et les délais se comptent depuis l'abandon, pas depuis l'email précédent :

Email

Délai après l'abandon

Angle du message

Objectif

1

30 min à 1 h 30

Rappel simple et amical, produit en évidence

Rattraper l'intention à chaud

2

24 h

Preuve sociale : avis clients, mentions presse

Rassurer sur la marque et le produit

3

48 h

Argument différenciateur + garanties (satisfait ou remboursé, retours faciles)

Lever les objections

4

72 h

Bonus ou réduction à durée limitée

Déclencher la décision

5

96 h

Dernier rappel : l'offre expire ce soir

Créer l'urgence et clore le flow

Si vous vous demandez quoi raconter dans tous ces messages, voici les angles qui fonctionnent : le rappel, les garanties (satisfait ou remboursé, retours gratuits), la preuve sociale, le traitement des objections connues de votre niche, les bénéfices du produit (surtout s'il est technique ou santé), les questions fréquentes, et la réduction. Un angle par email. Un email qui essaie de tout dire ne dit rien.


Les délais : tout se joue dans les quatre premiers jours

Le premier email part entre 30 minutes et 1 h 30 après l'abandon. Le but est de rattraper la personne avant qu'elle ait oublié qui vous êtes et ce qu'elle regardait.

Le deuxième part à 24 heures, à la même heure que l'abandon. La logique est toute bête : si cette personne était disponible pour acheter mardi à 19 h, il y a de bonnes chances qu'elle le soit aussi mercredi à 19 h. Même métro, même canapé, même moment de la journée. C'est un réglage simple qui surperforme presque à chaque fois.

Ensuite, gardez le corps du flow concentré sur 3 à 4 jours, et ne l'étirez jamais au-delà de 8 jours. Beaucoup de marques espacent leurs emails par politesse, un message tous les trois jours, pour ne pas déranger. C'est une erreur : vous diluez votre frappe précisément au moment où le besoin est au maximum. La politesse commerciale, c'est d'aider votre client à conclure pendant qu'il en a encore envie.


Réductions : le geste compte plus que le montant

Première règle, non négociable : jamais de réduction au premier email. Vous dévalorisez votre marque et, pire, vous éduquez vos clients à abandonner leur panier pour déclencher la remise.

Ensuite, comprenez ce qui se joue vraiment. Sur un produit à 20 €, une remise de 10 % représente 2 €. Personne n'a renoncé à un achat pour 2 €. Ce qui fait convertir, c'est le mécanisme psychologique : la personne a obtenu quelque chose, et elle n'a pas envie de le perdre. C'est le geste qui déclenche, pas le montant.

Le calcul change sur les paniers élevés : 20 % sur un produit à 400 €, c'est 80 €. Là, la remise devient un argument économique réel, à manier avec précision.

En pratique :

  • Marges faibles ? Privilégiez les bonus non monétaires : livraison offerte, contenu exclusif, mois d'abonnement offert.

  • Testez le format : une remise en pourcentage et une remise en euros ne performent pas pareil selon le produit.

  • Option défendable : réserver la réduction au tout dernier email, en dernier recours, quand tout le reste a échoué.


Les réglages Klaviyo qui protègent vos résultats

La stratégie fait le revenu, les réglages évitent de le perdre. Ces cinq points concentrent l'essentiel des erreurs que nous corrigeons en audit (et si vous vous demandez pourquoi nous installons nos clients sur Klaviyo, notre comparatif des plateformes détaille le raisonnement) :

  • Partez du template préconstruit, jamais d'un flow vierge. Le bloc produit dynamique et ses liens sont générés par Klaviyo : l'image, le nom du produit et le bouton renvoient directement vers le checkout du client, avec son panier intact. Un lien recréé à la main, et votre flow envoie des gens vers la mauvaise page. Ne touchez jamais à ces liens dynamiques.

  • Vérifiez le déclencheur : Checkout Started. C'est lui qui fait de ce flow un flow de paiement abandonné, quel que soit le nom du template.

  • Soignez les filtres de profil. « Placed Order zero times » depuis l'entrée dans le flow, sinon un client qui vient d'acheter continue de recevoir vos relances. Ajoutez « Bounced Email zero times » : inutile d'insister sur des adresses qui ne reçoivent rien, votre délivrabilité en pâtit.

  • Montez vos emails en vue mobile. Environ 9 lecteurs sur 10 ouvriront sur téléphone. Et avant d'activer quoi que ce soit, envoyez-vous chaque email et ouvrez-le sur votre propre téléphone.

  • Gardez le lien de désinscription visible. Un désabonnement vaut toujours mieux qu'une plainte spam. Celui qui se désinscrit n'allait de toute façon pas acheter.

Un cran plus loin, quand le flow tourne : séparez les nouveaux acheteurs des clients récurrents avec un split conditionnel (« Placed Order zero times » sur tout l'historique). Vous pouvez vous permettre d'être généreux pour convertir un premier achat. Beaucoup moins avec vos clients fidèles, dont certains apprendront vite à abandonner leur panier pour faire apparaître le code promo.


L'A/B testing : là où le flow double ses résultats

Un flow installé puis oublié plafonne. Le même flow, travaillé à l'A/B test pendant quelques mois, double et parfois triple ses résultats. La différence ne vient pas d'une idée géniale, elle vient de la méthode : une seule variable testée à la fois.

Ce qui mérite d'être testé, dans l'ordre d'impact que nous observons : l'objet des emails, le type d'email (brandé en images, hybride, ou texte brut), les délais d'envoi, le texte du bouton (« Finaliser ma commande » contre « Je récupère mon panier »), et le format de la remise.

Et jugez sur la seule métrique qui compte : le taux de commandes placées. Un objet qui gonfle le taux d'ouverture sans produire de ventes n'a rien gagné du tout.


Ce que ce flow change à l'échelle du compte

Un e-commerce qui traite son email sérieusement en tire 25 à 40 % de son chiffre d'affaires. Chez nos clients, la moyenne se situe à 35 %, et le bloc abandon en est l'un des piliers. Chez NutritionPro, la reconstruction complète des flows, checkout abandonné en tête, a contribué à porter l'email à plus de 30 % du chiffre d'affaires (l'étude de cas est ici).

Gardez aussi en tête que ce flow récupère des ventes déjà entamées : ce sont vos campagnes email qui créent la demande en amont. L'un sans l'autre laisse la moitié du potentiel de côté.

Si vous voulez que ce flow soit construit, filtré et testé correctement dès le départ, réservez un appel avec nous. On regarde votre compte et on vous dit précisément ce qui manque.

FAQ

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre panier abandonné et checkout abandonné ?

Le panier abandonné : le visiteur ajoute un produit au panier mais ne clique jamais sur le paiement. Le checkout abandonné : il entame le paiement, commence à saisir ses informations, puis quitte le site. Sur Klaviyo, le template appelé « Abandoned Cart » se déclenche en réalité sur Checkout Started : c'est donc un flow de checkout abandonné, et c'est le plus rentable des deux.

Combien d'emails faut-il dans un flow de panier abandonné ?

Deux emails suffisent pour démarrer : un rappel simple, puis un rappel avec une petite incitation. Une séquence complète en compte cinq, chacun avec un angle différent (rappel, preuve sociale, garanties, bonus, urgence). Les stratégies les plus matures montent jusqu'à sept ou huit emails, mais au-delà le risque de plainte spam et de désabonnement augmente vite.

Quand envoyer le premier email de relance ?

Entre 30 minutes et 1 h 30 après l'abandon, pour rattraper la personne pendant que l'intention d'achat est encore chaude. Le deuxième email part 24 heures après l'abandon, idéalement à la même heure : quelqu'un de disponible pour acheter mardi à 19 h l'est souvent aussi mercredi à 19 h.

Faut-il offrir une réduction pour récupérer un panier ?

Jamais au premier email : vous éduqueriez vos clients à abandonner leur panier pour obtenir la remise. Ensuite, tout dépend de vos marges. Si elles sont faibles, préférez un bonus non monétaire (livraison offerte, cadeau, contenu exclusif). Sur les petits paniers, c'est le geste qui déclenche l'achat, pas le montant. Sur les paniers élevés, la remise redevient un vrai argument économique.

Quels résultats attendre d'un flow de panier abandonné ?

Un flow bien construit récupère 15 à 20 % des paniers abandonnés, soit 4 à 10 % de chiffre d'affaires en plus, sur du trafic déjà payé. Et un flow travaillé à l'A/B test (objets, délais, contenus, remises) double souvent ses résultats par rapport à la version installée le premier jour.

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