
Odorare Parfumerie
Parfumerie de niche
Odorare Parfumerie est une maison de parfumerie de niche fondée par deux frères, Walid et Mohamed. Extraits de parfum, eaux de parfum et encens, signés de maisons indépendantes — Bortnikoff, Sospiro, Giardini di Toscana, NÛR, Place de la Rêverie — dont certaines leur confient leur distribution exclusive en France.
Deux boutiques en Île-de-France, à Villepinte et Bois-Colombes, plus de 25 000 clients et une note de 4,9/5 sur Google. Une marque dont l'ADN n'est pas la promotion, mais l'accès à ce qu'on ne trouve pas ailleurs.
Objectifs
Réveiller une base de plus de 20 000 contacts qui n'avait jamais servi.
Sortir d'un abonnement Brevo dormant et repartir sur Klaviyo
Récupérer les données des boutiques physiques, jusque-là perdues
Partir de zéro sur l'automatisation : aucun flow n'existait
Construire un canal qui vend sans abîmer le positionnement niche et luxe de la maison
solution
Construction complète de l'écosystème Klaviyo, de la capture jusqu'à la relance. Une contrainte a guidé chaque arbitrage : chez Odorare, la remise n'est pas un levier. Aucun code promo ne circule dans le dispositif.
Pop-up en une étape, email seul, sans code de réduction — l'accès aux exclusivités comme seule contrepartie
Programme de campagnes bâti sur les nouveautés et les éditions limitées, calé sur un cycle de rachat de 2 à 4 mois
Flow de bienvenue qui installe la maison avant de vendre : sélection, histoire, puis réponse à l'objection du parfum acheté sans l'avoir senti
Flow de checkout abandonné adossé à la rareté réelle des flacons, jamais à une remise
Exclusions strictes sur chaque flow (commande passée, adresse en erreur) et produits dynamiques affichés sans prix
RÉSULTATS
→ 9,73 % du chiffre d'affaires attribué à l'email dès le premier mois, sur une base qui ne rapportait rien jusque-là. La prestation est déjà rentabilisée.
→ 88,83 % de ce revenu vient des flows, 11,17 % des campagnes — l'automatisation porte l'essentiel, ce qui est attendu sur un compte qui démarre.
→ Le premier email du checkout abandonné affiche 64,5 % d'ouverture, 8,3 % de clic et 4,4 % de commande, pour 4 090 € générés sur le mois.
→ 1,71 € de revenu par destinataire, sans un seul code de réduction envoyé.

1.
Pop-up
Une pop-up qui ne brade rien. Sur la plupart des boutiques, la pop-up ouvre avec une remise. Ici, c'était exclu : Odorare ne fait pas de promotion, et un « -10 % » affiché à l'arrivée aurait abîmé en trois secondes le positionnement que la maison défend depuis ses débuts.
On a donc remplacé la remise par la seule contrepartie qui ait de la valeur en parfumerie de niche : l'accès. « Entrez dans le cercle Odorare » — éditions limitées, exclusivités françaises, quantités restreintes, et les nouvelles créations découvertes en avant-première.
Le reste est volontairement dépouillé : une seule étape, un seul champ, l'email. Pas de prénom, pas de date d'anniversaire, pas de numéro de téléphone. Une donnée qu'on ne sait pas exploiter tout de suite est une donnée qu'on ne demande pas — chaque champ supplémentaire coûte des inscrits.
Le noir et blanc de la maison est conservé, sans habillage promotionnel : la pop-up ressemble à la boutique, pas à une bannière.
La pop-up Odorare
2.
Campagnes & nouveautés
C'est le cœur du dispositif. La clientèle d'Odorare rachète tous les 2 à 4 mois. À ce rythme, l'enjeu n'est pas de convaincre une fois : c'est d'être présent au moment où l'envie revient, sans lasser entre-temps. Trop peu d'emails et la maison sort du paysage ; trop, et on use une audience qui vaut cher.
La cadence s'articule donc autour de ce qui a une vraie raison d'exister : les nouveautés et les arrivages en édition limitée. Chaque création qui entre en sélection devient une campagne. C'est le format le plus naturel pour cette marque — l'actualité produit fait le calendrier, il n'y a rien à inventer.
L'exemple présenté ici est le lancement de Soleil de Givre, de la Maison Jannobi. L'email ne vend pas un flacon, il raconte une création : le parti pris olfactif, la pyramide complète (tête, cœur, fond), le parfumeur derrière la formule, ce qui rend le sillage reconnaissable. Aucun prix, aucune remise, aucun compte à rebours. Le lecteur repart en sachant ce qu'il va sentir — c'est ce qui déclenche le clic sur ce marché.
Les promotions ne sont pas interdites, elles sont exceptionnelles. Réservées aux vrais temps forts, elles gardent le seul effet qu'on attend d'elles : compter.
Campagne de lancement [Soleil de Givre]
3.
Flow de bienvenue
Le nouvel inscrit vient d'entrer dans le cercle : il faut maintenant lui montrer ce qu'il y a dedans. Les trois premiers emails arrivent à J0, J+2 et J+4. Aucun ne contient de code de réduction, et les produits mis en avant sont affichés sans prix — on installe le désir avant de parler d'argent.
Email 1 — Bienvenue chez Odorare. Il pose le cadre en une phrase : « Vous venez de pousser la porte d'une parfumerie de niche. » Puis il explique ce qui distingue la maison — pas de catalogue infini, une sélection restreinte, défendue flacon par flacon. Suit un mot signé de Walid, photo de boutique à l'appui, sur la façon dont les créations sont chassées dans les salons internationaux. L'email se ferme sur les quatre dernières créations entrées en sélection, la note Google (4,9/5, plus de 350 avis), et une invitation explicite à répondre à l'email pour se faire conseiller.
Email 2 — L'origine de la rareté. L'histoire de la maison, construite autour d'un refus : deux frères qui constatent que partout on trouve les mêmes flacons, les mêmes formules calibrées pour plaire à tout le monde — et donc à personne. La suite répond à la question que le lecteur se pose vraiment : où trouvez-vous ces maisons ? Salons internationaux, rencontres directes avec les parfumeurs indépendants, distributions exclusives confiées à Odorare pour la France, parfois avant que le nom ne circule ici. C'est ce qui justifie qu'on trouve chez eux des flacons introuvables ailleurs.
Email 3 — Choisir sans sentir. L'objection numéro un de la parfumerie en ligne, traitée de front. Trois réponses : les packs découverte, qui permettent de comparer plusieurs créations chez soi avant d'engager un flacon entier ; les échantillons offerts dans chaque commande ; et le conseil personnalisé, où il suffit de répondre à l'email en décrivant ce qu'on aime porter. La preuve sociale est choisie pour coller au sujet — un avis client qui raconte exactement ce parcours, du coffret découverte au flacon. L'email se termine sur les deux boutiques, ouvertes sans rendez-vous.
Welcome email N°1
Welcome email N°2
Welcome email N°3
4.
Flow de checkout abandonné
C'est ici que se joue l'argent immédiat. Quelqu'un qui abandonne un checkout sur un extrait de parfum n'a pas oublié : il hésite. La séquence est construite pour lever cette hésitation sans céder un centime de remise — un code promo sur un premier achat en niche apprend surtout au client à attendre le suivant.
Le levier est donc la rareté, qui n'a rien d'un artifice ici : les maisons distribuées produisent en petites séries, les quantités reçues sont faibles, et le réassort prend des semaines. La séquence est dimensionnée pour récupérer 20 % des checkouts abandonnés.
Email 1 — La rareté du flacon, une heure après l'abandon. Deux lignes suffisent : « Cette maison n'est distribuée que dans une poignée de parfumeries en France. Peu de gens la connaissent. Encore moins la portent. » Le produit abandonné est rappelé en dynamique, sans prix, suivi d'un bloc qui traite les trois objections qui bloquent réellement une commande — et si le parfum ne me plaît pas, sous quel délai vais-je le recevoir, comment payer en confiance. L'email se referme sur un mot de Walid : un échantillon accompagne chaque flacon, « pour que le choix ne soit jamais un pari ».
Résultat : 64,5 % d'ouverture, 8,3 % de clic, 4,4 % de commande, et 4 090 € générés sur le mois par ce seul email.
Email 2 — Encore disponible, pour l'instant, vingt-trois heures plus tard. La rareté passe du flacon au stock : petites séries, réassort long, rien n'est garanti. Le message ne menace pas d'annuler la commande, il constate un état de fait. La preuve sociale change aussi de rôle — l'avis retenu porte sur ce qu'on ne trouve nulle part ailleurs, pas sur la qualité du service.
Email 3 — Le message du fondateur. Sortie complète du gabarit marketing : plein texte, sans mise en page, sans image produit. Walid demande simplement si quelque chose a bloqué, laisse l'adresse email et le numéro de téléphone de la boutique, et rappelle le lien vers la commande en fin de message. Après deux emails brandés, c'est le changement de format qui fait le travail.
Chaque email sort immédiatement le contact qui a commandé ou dont l'adresse est en erreur, et aucun produit dynamique n'affiche de prix : la relance porte sur le flacon, jamais sur la dépense.
Ce qui change vraiment, ce n'est pas une campagne qui performe un jour.
C'est une base de 20 000 contacts qui dormait depuis des années et qui rapporte aujourd'hui près de 10 % du chiffre d'affaires — au premier mois, sans avoir bradé une seule fois, et sans que la maison ait à y penser chaque semaine.
Ces flows continueront de convertir dans six mois, dans deux ans, sur chaque nouveau visiteur qui entre dans le cercle. C'est la différence entre un système qui se construit une fois et qui rapporte en continu, et des campagnes ponctuelles qu'il faut refaire sans arrêt.
Vous voulez voir à quoi cette stratégie ressemblerait pour votre boutique ?
Prenez un appel avec nous, et on regarde ensemble comment l'adapter à votre marque, votre audience et vos produits.
Checkout abandonné N°1
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