Flows
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Un email de bienvenue n'est pas un flow de bienvenue
Le scénario classique : une pop-up propose 10 % de réduction, le visiteur laisse son email, un message automatique lui livre le code, et plus rien. Ce n'est pas un flow de bienvenue, c'est un accusé de réception. Un vrai flow de bienvenue, celui qu'installent toutes les grandes marques, c'est une séquence de 4 à 5 emails étalés sur une semaine, construite pour un objectif unique : déclencher le premier achat. Et il tombe au meilleur moment possible, celui où votre prospect vient volontairement de vous donner son email.
La réponse courte, si vous êtes pressé :
4 à 5 emails, espacés d'un jour environ, déclenchés dès l'inscription à votre pop-up.
Le premier email part immédiatement, avec le code promis. Chaque minute d'attente coûte des ventes.
Des filtres dans le trigger excluent ceux qui achètent ou commencent un paiement en cours de route.
Le design compte moins que la structure : les meilleurs flows du marché tiennent en deux sections par email.
Pourquoi ce flow a le meilleur timing de tout votre emailing
Tous vos autres emails courent après l'attention. Celui-ci l'a déjà. La personne vient de découvrir votre marque, de s'y intéresser assez pour donner son adresse, et elle attend activement quelque chose de vous : le code qu'on lui a promis. Vous ne serez jamais plus lu que dans les jours qui suivent cette inscription.
Cette fenêtre se referme vite. Une semaine plus tard, votre marque est déjà en concurrence avec toutes les autres newsletters de sa boîte de réception. C'est pour ça que le flow de bienvenue concentre tout sur le premier achat : c'est l'achat le plus difficile à obtenir, et c'est lui qui débloque toute la suite (le flow de panier abandonné, le post-achat, la rétention). Chez nos clients, l'email pèse 25 à 40 % du chiffre d'affaires, et cette machine démarre ici.
La séquence de 5 emails qui fait le travail
Il existe des flows de bienvenue à 8, 10, 12 emails. En pratique, la version 80/20, celle qui produit l'essentiel des résultats pour une fraction de l'effort, tourne autour de 5 emails. Voici la structure que nous déployons :
Timing | Objectif | Contenu | |
|---|---|---|---|
Email 1 | Immédiat | Livrer la promesse | Bienvenue + le code promis dans la pop-up, un seul CTA vers la boutique |
Email 2 | J+1 | Présenter la marque | Ce que vous vendez, pour qui, le bénéfice principal. Pas d'historique fondateur interminable |
Email 3 | J+2 | Prouver | Avis clients, chiffres, photos clients : la preuve sociale qui rassure |
Email 4 | J+4 | Lever les objections | Ingrédients, matières, garanties, livraison : tout ce qui bloque le premier achat |
Email 5 | J+6 | Clore l'offre | Dernier rappel du code avant expiration, urgence réelle et datée |
Le point que tout le monde rate : la réduction n'apparaît que dans les emails 1 et 5. Entre les deux, on construit le désir et la confiance. Une séquence qui répète « voici vos -10 % » cinq fois de suite apprend une seule chose à votre prospect : votre produit ne vaut pas son prix.
Le paramétrage Klaviyo, étape par étape
La stratégie ci-dessus se met en place en une heure dans Klaviyo. Quatre réglages font la différence entre un flow propre et un flow qui agace. (Toute la manipulation est montrée écran par écran dans la vidéo dédiée sur notre chaîne.)
1. Le trigger : l'ajout à une liste
Le flow se déclenche quand quelqu'un rejoint une liste (trigger « Added to list »), pas sur un segment. Pour trouver la bonne liste, ouvrez votre pop-up dans Klaviyo et regardez vers quelle liste elle envoie les inscrits : c'est celle-là qu'il faut brancher. Si votre pop-up alimente une liste et votre flow en écoute une autre, personne ne reçoit rien, et ça se voit seulement quand on cherche pourquoi le flow ne rapporte pas.
2. Les délais : un jour entre chaque email
Le premier email part immédiatement. Ensuite, un « Time delay » d'un jour environ entre chaque email. Plus court, vous saturez ; plus long, la fenêtre d'attention se referme avant la fin de la séquence. Vous pourrez affiner plus tard, mais un jour est le bon point de départ.
3. Les filtres : la partie que 80 % des comptes oublient
C'est le réglage le plus important du flow, et le plus souvent absent des comptes que nous auditons. Sans filtres, un prospect qui achète au deuxième email continue de recevoir des emails qui le poussent... vers l'achat qu'il vient de faire. Pire : il peut recevoir le flow de bienvenue et le flow de panier abandonné le même jour. Dans le trigger, ajoutez deux « Profile filters » :
Placed Order zero times since starting this flow : celui qui achète sort du flow (il bascule vers votre flow post-achat).
Checkout Started zero times since starting this flow : celui qui commence un paiement est pris en charge par le flow de checkout abandonné, pas par deux flows en parallèle.
Pensez aussi à désactiver, dans chaque email, l'option « Skip recently emailed profiles » : elle peut silencieusement empêcher la livraison de vos emails de flow.
4. Le split conditionnel pour personnaliser
Si votre pop-up collecte une information (langue, pays, type de produit recherché, problématique), le « Conditional split » permet de séparer la séquence en branches : un message pour la France, un pour l'Espagne ; une branche par gamme de produits. Ce n'est pas indispensable au lancement, mais c'est le levier de personnalisation le plus rentable une fois la base en place.
Ce qu'une marque à 650 millions met dans son flow de bienvenue
AG1 (ex-Athletic Greens) vend une poudre de vitamines et communique un chiffre d'affaires d'environ 650 millions par an. Leur flow de bienvenue fait 8 emails, et il vaut le détour pour une raison précise : aucun n'est compliqué. Pas de design spectaculaire, deux sections maximum par email, deux scrolls sur téléphone. Tout est dans le copywriting et l'ordre des arguments :
L'angle | Ce qu'il faut retenir | |
|---|---|---|
1 | Unboxing du produit | Ce qu'il y a dans la box, un bénéfice fort, un CTA. Design minimal, couleurs de marque strictes |
2 | Comparatif routine | Le produit remplace multivitamines, probiotiques et greens : un tableau, deux CTA, deux scrolls maximum |
3 | Infographie valeur | 75 ingrédients dans une seule cuillère : tout tient sur un écran de téléphone |
4 | Roadmap 90 jours | Jour 1, 2 semaines, 1 mois, 2 mois, 3 mois : la projection de la transformation. Le plus malin des huit |
5 | Data et preuve sociale | Des statistiques pour convaincre les profils rationnels qui ont besoin de chiffres |
6 | Comparaison de coûts | Moins de 3 dollars par jour, moins cher qu'un café : le prix devient dérisoire |
7 | Ingrédients détaillés | Un email entier pour les sceptiques : transparence totale, et pourtant l'email reste ultra lisible |
8 | Clôture | Pas de promo de la dernière chance : une dernière comparaison de prix et un push abonnement |
Regardez la logique d'ensemble : validation contre les solutions du quotidien, projection dans le futur, chiffres pour les rationnels, prix ramené au café du matin, transparence pour les sceptiques. Chaque email attaque un profil d'acheteur différent. Et le dernier email n'est pas une promotion de la dernière chance : quand la séquence a bien fait son travail, on n'a pas besoin de brader pour conclure.
Les 4 erreurs qu'on corrige le plus souvent
Un seul email. Le code est livré, la conversation s'arrête. C'est laisser la fenêtre d'attention la plus chaude de votre base se refermer sans rien tenter.
Une séquence 100 % promo. Cinq emails qui répètent la même réduction ne construisent rien : alternez offre, marque, preuve et objections, comme dans le tableau plus haut.
Aucun filtre dans le trigger. Le client qui vient d'acheter reçoit encore trois relances de bienvenue. Frustrant pour lui, mauvais pour votre
délivrabilitéquand il se met à ignorer ou signaler vos emails.Des emails surchargés. Blocs, colonnes, GIF, dix liens. La marque à 650 millions fait des emails d'une idée et deux CTA. Faites pareil.
Ce que ça pèse dans le chiffre d'affaires
Sur un compte client réel de l'agence, les flows représentent à eux seuls 21 % du chiffre d'affaires de la boutique, et le flow de bienvenue se dispute le podium avec le checkout abandonné et le post-achat. Sur l'ensemble de nos clients, un compte Klaviyo bien exploité fait 35 % de chiffre d'affaires par l'email en moyenne (comme NutritionPro, passé à plus de 30 % après reprise du compte). Le flow de bienvenue est la première brique de ce système : c'est lui qui transforme le trafic que vous payez en acheteurs que vous possédez.
Une fois ce flow en place, l'étape logique suivante est le trio panier, checkout et post-achat, puis les campagnes qui créent la demande toute l'année.
Et si vous préférez que ce soit fait pour vous, avec le copywriting et les tests qui vont avec : prenez rendez-vous, on regarde votre compte ensemble.
FAQ
Combien d'emails doit contenir un flow de bienvenue ?
Entre 4 et 5 emails pour l'immense majorité des e-commerces : c'est le format 80/20 qui capte l'essentiel des résultats. Les grandes marques montent à 8 emails et plus, mais uniquement parce que chaque email supplémentaire attaque une objection ou un profil d'acheteur précis. Mieux vaut 5 emails bien construits que 10 emails qui répètent la même promo.
Quel délai laisser entre les emails ?
Le premier email part immédiatement après l'inscription : la personne attend son code, chaque minute compte. Ensuite, environ un jour entre chaque email. La séquence complète se déroule ainsi sur une semaine, pendant que votre marque est encore fraîche dans la tête du prospect.
Faut-il offrir une réduction dans le flow de bienvenue ?
Oui pour la capture : une pop-up à 10 ou 15 % reste le meilleur moteur d'inscription en e-commerce. En revanche, la séquence ne doit pas se résumer à cette réduction. Le code apparaît dans le premier email (la promesse) et dans le dernier (l'urgence avant expiration) ; entre les deux, on présente la marque, on prouve et on lève les objections.
Comment éviter qu'un inscrit reçoive deux flows en même temps ?
Avec des filtres de profil dans le trigger du flow. Ajoutez « Placed Order zero times since starting this flow » et « Checkout Started zero times since starting this flow » : celui qui achète ou commence un paiement sort automatiquement de la séquence de bienvenue et bascule vers le flow adapté (post-achat ou checkout abandonné). Sans ces filtres, un même prospect peut recevoir deux ou trois flows en parallèle.
Le flow de bienvenue fonctionne-t-il sans pop-up ?
Techniquement oui, puisqu'il se déclenche à l'ajout dans une liste, quelle que soit la source (formulaire footer, case à cocher au checkout, import). Mais en pratique, la pop-up alimente 80 à 90 % des inscriptions d'un e-commerce. Sans elle, votre flow de bienvenue tourne à vide : réglez d'abord la capture, ensuite la séquence.
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