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Rayan Lezzoum

Rayan Lezzoum

8 min

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Flow post-achat Klaviyo : la séquence qui fidélise vos clients et déclenche la deuxième commande

Flow post-achat Klaviyo : la séquence qui fidélise vos clients et déclenche la deuxième commande

Flow post-achat Klaviyo : la séquence qui fidélise vos clients et déclenche la deuxième commande

Vos emails ne seront jamais autant lus que juste après un achat : 60 % d'ouverture. La moitié des marques n'envoient rien. Voici la séquence complète qu'on installe chez nos clients.

Vos emails ne seront jamais autant lus que juste après un achat : 60 % d'ouverture. La moitié des marques n'envoient rien. Voici la séquence complète qu'on installe chez nos clients.

Flow post-achat e-commerce : colis ouvert avec carte de remerciement, à côté d'un email Klaviyo de suivi de commande affiché sur smartphone
Flow post-achat e-commerce : colis ouvert avec carte de remerciement, à côté d'un email Klaviyo de suivi de commande affiché sur smartphone

La confirmation de commande n'est pas un flow post-achat

Votre client vient de payer. Shopify lui envoie sa confirmation de commande, et ensuite : silence radio jusqu'à la prochaine campagne promo. C'est le scénario d'environ une marque sur deux, et c'est un contresens complet, parce que le moment qui suit un achat est précisément celui où vos emails sont le plus lus. Sur nos séquences post-achat, on observe des taux d'ouverture autour de 60 % : aucun autre flow ne fait ça. Un vrai flow post-achat, c'est une séquence de 3 à 6 emails sur deux à trois semaines, avec un double objectif : installer votre marque dans la tête du client, et déclencher la deuxième commande.

La réponse courte, si vous êtes pressé :

  • 3 emails minimum (upsell, livraison et réassurance, réduction pour racheter), 6 pour la version complète.

  • Le premier email part environ 2 heures après l'achat, et le flow entier ne dépasse jamais 30 jours.

  • Attendez 5 à 10 % de conversion sur la séquence upsell : peu spectaculaire, mais c'est de la marge quasi pure.

  • Un premier acheteur et un client récurrent ne reçoivent pas les mêmes emails : un split les sépare dès le trigger.


Pourquoi le client est le plus réceptif juste après avoir payé

Une étude Salesforce l'a mesuré : 80 % des consommateurs considèrent l'expérience plus importante que le produit lui-même. L'achat est un moment psychologique : la personne vient de sortir sa carte, elle est émotionnellement investie, et elle cherche activement des signaux qui confirment sa décision. C'est le contraire de l'intuition « il a acheté, laissons-le tranquille » : c'est maintenant qu'il veut entendre parler de vous.

Cette fenêtre dure 10 à 14 jours. C'est le seul créneau du parcours client où vous pouvez devenir la référence de votre niche dans sa tête (le fameux « top of mind »), avant que l'attention ne retombe et que le relais passe à vos campagnes. Et pourtant, selon Mailjet, au moins la moitié des marques n'ont aucun flow post-achat. Le marché français est particulièrement en retard : la plupart des clients restent seuls, sans communication, entre la confirmation de commande et la promo suivante.


La séquence de 6 emails qui fidélise et revend

Après des dizaines de séquences testées chez nos clients, voici le framework complet. Si vous débutez, commencez par la version minimaliste : les emails 1, 2 et 5 suffisent à capter l'essentiel.

Email

Timing

Objectif

Contenu

Email 1

H+2

Vendre à chaud

Upsell ou cross-sell lié à l'achat initial. Une belle offre, pas forcément une réduction

Email 2

J+2

Rassurer

Merci officiel, suivi de commande, délais de livraison, garanties

Email 3

J+5

Faire réussir

Guide d'utilisation, routine, ingrédients : le client doit réussir avec le produit

Email 4

J+8

Ancrer la marque

Mission, message du fondateur, avis clients, coulisses. Zéro promo

Email 5

J+12

Faire racheter

Réduction pour la deuxième commande, valable quelques jours, avec une vraie date de fin

Email 6

J+16

Clore

Demande d'avis + storytelling. Le flow entier ne dépasse jamais 30 jours

Sur les délais, un principe simple : le client est au maximum de sa réceptivité dans les 1 à 3 jours qui suivent la commande, donc les emails les plus importants partent tôt. Et une limite dure : au-delà de 30 jours, on n'est plus dans le post-achat mais dans le territoire du winback et des campagnes. Un flow qui traîne sur 60 jours ne fidélise pas, il lasse.


L'upsell : vendre à un client que vous avez déjà payé

Il est environ cinq fois plus facile de vendre à un client existant qu'à un prospect. Surtout, ce client, vous l'avez déjà payé : son coût d'acquisition est sorti de votre poche au premier achat. Chaque euro qu'il dépense ensuite arrive sans coût publicitaire, c'est de la marge quasi pure.

Sur les attentes : une séquence post-achat avec upsell convertit entre 5 et 10 %. Ne comparez pas avec un upsell en page de checkout à 30 % : ici le client doit refaire tout le parcours d'achat, le taux est naturellement plus bas. Mais l'emailing est un jeu d'accumulation : 5 % ici, 2 % là, et c'est comme ça qu'un compte email finit par peser 25 à 40 % du chiffre d'affaires. Pour donner un ordre de grandeur réel : sur un de nos comptes clients, le premier email de la séquence fait 26 % de taux de clic et 5 % de conversion à lui seul, sans aucune réduction. La séquence complète convertit entre 10 et 15 %.

Ce qui fonctionne le mieux dans l'offre :

  • Les produits ultra complémentaires. Raisonnez besoin, pas catalogue : elle a acheté du maquillage, proposez le démaquillant. De quoi le client aura-t-il besoin juste après (ou juste avant) son produit ?

  • Les bundles et les formats différents. Le pack découverte, le grand format, la recharge.

  • La réduction agressive en dernier recours. Le deuxième produit à -50 % fonctionne si votre marge le permet, mais une offre claire et pertinente bat presque toujours une remise brute.


Premier acheteur et client récurrent : deux flows différents

Un client qui commande pour la première fois et un client qui en est à sa troisième commande n'ont pas le même lien avec votre marque, et ne doivent pas recevoir les mêmes emails. Dans Klaviyo, un split conditionnel (« Placed Order égale 1, overall time ») sépare les deux populations dès l'entrée du flow :


Premier acheteur

Acheteur récurrent

Objectif

Confirmer sa décision et le faire réussir avec le produit

Récompenser et monter en gamme

Offre

Le complément direct de son achat initial

Bundle, édition limitée, accès anticipé

Ton

Bienvenue dans la marque, réassurance

Statut d'insider, privilèges

Vous pouvez aussi splitter sur la valeur du panier directement dans le trigger (« trigger split ») : un client qui vient de dépenser 150 € ne reçoit pas la même proposition qu'un client à 30 €. Adaptez l'upsell à la capacité d'achat démontrée.


Le paramétrage Klaviyo en 4 points

La mise en place est la plus simple de tous les flows : pas de bloc de produit dynamique, pas de piège technique. (Toute la manipulation est montrée écran par écran dans la vidéo dédiée sur notre chaîne.)

  • Le trigger : « Placed Order ». La commande passée déclenche le flow, c'est tout.

  • Le premier délai : 2 heures. C'est le point de départ pour l'upsell à chaud ; testez ensuite 1 h, 3 h, 6 h selon vos résultats.

  • L'option « Skip recently emailed profiles » : désactivée dans chaque email, comme sur le flow de bienvenue, pour garantir la livraison de la séquence.

  • Un flow de livraison séparé. Sur le trigger « Fulfilled Order » de Shopify : le colis est parti, voici le lien de suivi. Ces emails-là peuvent passer en transactionnel, et ils complètent le post-achat sans le polluer.


Le cas dropshipping : moins de litiges, plus de ventes

Si vos délais de livraison tournent autour de 15 à 20 jours, le flow post-achat change de nature : il devient votre assurance anti-litige. Un client qui attend trois semaines sans nouvelles ouvre un litige ; le même client qui reçoit 4 ou 5 emails de réassurance, de contenu de marque et de suivi pendant l'attente, non. Vous gagnez deux fois : le taux de litige et de remboursement baisse, et la séquence vend en parallèle. Pour un business qui vit du trafic payant, où chaque client coûte cher à acquérir, c'est le flow le plus rentable à installer.


Ne l'installez pas pour l'oublier

Le flow post-achat n'est jamais « terminé ». Testez d'abord ce qui pèse le plus lourd : les offres (packs, formats, bonus, édition limitée). Ensuite seulement les classiques : objets, format brandé contre texte brut, délais entre les envois. Toujours une seule variable à la fois, sinon vous ne saurez pas ce qui a fonctionné. Un flow optimisé chaque mois qui gagne 1 % de conversion ne change rien cette semaine, et change tout sur un an.

Une dernière donnée pour situer l'enjeu : sur un compte client réel de l'agence, le post-achat est le flow qui rapporte le plus, devant le flow de bienvenue et le checkout abandonné. La deuxième vente est moins chère que la première, et c'est ce flow qui va la chercher.

Et si vous préférez qu'on construise la séquence pour vous, copywriting, splits et tests compris : prenez rendez-vous, on regarde votre compte ensemble.

FAQ

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Combien d'emails doit contenir un flow post-achat ?

Trois au minimum : un upsell à chaud, un email de suivi et de réassurance sur la livraison, et une réduction pour déclencher la deuxième commande. La version complète monte à six emails en ajoutant le contenu produit (guides, routine), le branding pur (mission, fondateur, avis) et une demande d'avis en clôture. Commencez par la version minimaliste, complétez ensuite.

Quand envoyer le premier email après l'achat ?

Environ 2 heures après la commande pour l'upsell à chaud : le client vient de payer, il est au maximum de son engagement. C'est un point de départ à tester, entre 1 heure et 6 heures selon votre audience. Les emails de suivi de commande, eux, partent dès que l'information logistique existe.

Quelle durée maximum pour la séquence ?

L'essentiel se joue dans les 10 à 14 premiers jours, quand le client est le plus réceptif, et le flow entier ne doit jamais dépasser 30 jours. Au-delà, on change d'outil : c'est le territoire du flow de winback et des campagnes, pas du post-achat.

Quel taux de conversion attendre d'un flow post-achat ?

Entre 5 et 10 % de conversion sur la séquence avec upsell, jusqu'à 10 à 15 % pour une séquence très travaillée. C'est moins qu'un upsell en page de checkout (le client doit refaire tout le parcours d'achat), mais ce chiffre s'applique à des clients dont le coût d'acquisition est déjà payé : chaque commande supplémentaire est de la marge quasi pure.

Faut-il séparer les premiers acheteurs des clients récurrents ?

Oui, c'est le réglage qui change le plus les résultats. Un split conditionnel dans Klaviyo (« Placed Order égale 1, overall time ») sépare les deux populations : le premier acheteur reçoit de la réassurance et le complément direct de son achat, le client récurrent reçoit des offres de statut (bundle, édition limitée, accès anticipé). Un même message pour les deux dilue l'effet sur chacun.

Quelle différence avec les emails transactionnels ?

La confirmation de commande et le suivi de colis sont des emails transactionnels : ils informent sur une transaction précise et peuvent être envoyés à toute la base, même aux désinscrits marketing. Le flow post-achat est du marketing : il vend, il raconte la marque, il demande des avis. Les deux coexistent : un flow séparé sur le trigger « Fulfilled Order » gère la partie livraison, le flow post-achat gère la relation et le réachat.

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